Steve Toltz

Envoyé par Printemps du livre le 2 décembre 2009 à 17:15.
STEVE TOLZ © Ulf Andersen

© Ulf Andersen

Né à Sydney, Steve Toltz a exercé des métiers très divers avant de se lancer dans l’écriture de scénarios et la réalisation de courts-métrages. Il a fait une entrée spectaculaire sur la scène littéraire, avec Une partie du tout (Belfond, 2009, trad. Jean Léger), premier roman, finaliste du prix Pulitzer, et que le mot fleuve ne suffit pas à qualifier. Plutôt un roman volcan, lave en fusion où, entre rebondissements et voyages à grande échelle, bouillonne une saga familiale, celle du narrateur Jasper, de son père Martin, philosophe paranoïaque, et du fameux et néanmoins criminel oncle Terry. De ce labyrinthe d’histoires imbriquées, où il est question de survie en société, de solitude et de mort, le lecteur sort lessivé et enchanté, parce qu’il a navigué très loin, dans un flot d’humour et de rage narrative.

Version sonore Extrait de Une partie du tout :

une partie du toutExtrait de Une partie du tout :

Normalement, il y a ta vie, et tu allumes la télévision et il y a les nouvelles, et même si elles sont graves, même si le monde est au fond des chiottes même si cette information a un impact sur ton existence, ta vie reste une entité séparée. Pendant la guerre, il faut bien que tu laves ton slip, non ? Et même si un trou dans la couche d’ozone est en train de tout rôtir, est-ce que tu n’es pas toujours obligé de te disputer avec tes proches et t’excuser ensuite alors que tu n’en penses pas un mot ? Bien sûr que si, et généralement il n’y a pas de trou assez grand pour interrompre cette interminable affaire qu’est l’existence ; mais il y a des exceptions, de lugubres occasions dans la vie de quelques malheureux salopards élus, où les nouvelles des journaux et celles de leurs chambres se croisent. Je vais te dire : c’est un moment épouvantable quand tu es obligé de lire le journal pour te tenir au courant de ton propre combat.
Une partie du tout, p. 105

RENCONTRES

Vendredi19 mars
19h
Apéro littéraire, Café La Frise
10euros, en fonction des places disponibles

Dimanche 21 mars
16h
Salon de l’International

SIGNATURES

Samedi 20 mars
14h Stand Arthaud/Gibert/Gaïa

Dimanche 21 mars
17h30 Stand Arthaud/Gibert/Gaïa

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9 Comments

  • ForestWaymn dit :

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  • RichardSon dit :

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  • Michaelvof dit :

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  • Bernard dit :

    BLANCHARD Yves dit :Un donneur de voix te9moigneApre8s une lougne et envofbtante lecture du livre de steve TOLTZ Une partie du tout , comment, pour un donneur de voix de la bibliothe8que sonore de Grenoble, interpre9ter, restituer,et servir cette oeuvre hors du commun?Il s’agit d’un enregistrement MP3 re9serve9 en exclusivite9 aux de9fie7ients visuels.On y entend deux voix, celle de JASPER, le fils et le narrateur, et celle, issue des carnets noirs, de MARTIN le pe8re.Les voix d’une meame famille sont souvent identiques, mais le ton du pe8re devra eatre plus grave. Le re9cit sera module9 avec des ruptures de rythme suivant les se9quences, toutes diffe9rentes comme dans une partition musicale. les dialogues des personnages, hauts en couleur, devront eatre particulie8rement travaille9s et codifie9s.Il s’agit d’un marathon de plus d’un mois pour 25 heures d’e9coute, pendant lequel je partage la vie de Jasper dont je deviens l’ami d’enfance.Une de nos audiolectrices, Miche8le LECOCQ nous communique son impression, en voici une extrait:De8s les premie8res phrases de ce roman,enregistre9 pour audiolecteurs, j’ai ressenti un style brillant, une e9criture e9nergique, viril, ainsi q’un humour de9capant. En fait, chaque partie pourrait e0 elle seule constituer un roman of9 il y a beaucoup e0 puiser sur l’histoire familiale ou la queate des origines, le sens de la vie, la source des conflits, l’amour universel,la recherche de la foi, nos croyances, le pouvoir cre9ateur de la pense9e, the8mes qui nous concernent tous. Dans la premie8re partie, on sent le besoin de reconnaissance, d’amour, le regard d’autrui peuvent faire basculer un destin et quelle diatribe contre les me9dias et leur pouvoir de de9sinformation ou de destruction.En somme, un ouvrage brillant qui nous laisse un peu sonne9, e0 la recherche du sens de cette oeuvre pleine d’ironie. Bravo e0 l’auteur pour ce premier roman magistral que je conseillerai Miche8leAyant de9couvert,presque e0 la fin du livre,le pourquoi du titre, j’ai envoye9 e0 nos audiolecteurs le re9sume9 suivant: Le tout de l’univers est il trop grand pour nous, pauvres humains? Y penser peut rendre fou comme Don QUICHOTTE. Simplement, une partie du tout devrait nous suffire, mais faudrait il pouvoir s’en contenter. D’un humour explosif, cette lougne histoire de pe8res et de fils nous stupe9fie. S’agit il d’un conte philosophique, d’une farce jubilatoire ou d’un roman d’aventures? Yves Blanchard.

  • BLANCHARD Yves dit :

    La rencontre très chaleureuse avec Steve Toltz m’a permis de lui demander son accord sur les termes du résumé de son magnifique livre « Une partie du tout » que nous proposons à nos audiolecteurs de la bibliothèque sonore de Grenoble. Sa réponse a été  » c’est tout à fait cela » Merci à lui, nous attendrons avec impatience le nouveau roman qu’il nous promet…dans quelques années.Attention, un grand auteur nous est né.

  • BLANCHARD Yves dit :

    Un donneur de voix témoigne
    Après une longue et envoûtante lecture du livre de steve TOLTZ « Une partie du tout », comment, pour un donneur de voix de la bibliothèque sonore de Grenoble, interpréter, restituer,et servir cette oeuvre hors du commun?Il s’agit d’un enregistrement MP3 réservé en exclusivité aux défiçients visuels.
    On y entend deux voix, celle de JASPER, le fils et le narrateur, et celle, issue des carnets noirs, de MARTIN le père.
    Les voix d’une même famille sont souvent identiques, mais le ton du père devra être plus grave. Le récit sera modulé avec des ruptures de rythme suivant les séquences, toutes différentes comme dans une partition musicale. les dialogues des personnages, hauts en couleur, devront être particulièrement travaillés et codifiés.Il s’agit d’un marathon de plus d’un mois pour 25 heures d’écoute, pendant lequel je partage la vie de Jasper dont je deviens l’ami d’enfance.
    Une de nos audiolectrices, Michèle LECOCQ nous communique son impression, en voici une extrait:
    Dès les premières phrases de ce roman,enregistré pour audiolecteurs, j’ai ressenti un style brillant, une écriture énergique, viril, ainsi q’un humour décapant. En fait, chaque partie pourrait à elle seule constituer un roman où il y a beaucoup à puiser sur l’histoire familiale ou la quête des origines, le sens de la vie, la source des conflits, l’amour universel,la recherche de la foi, nos croyances, le pouvoir créateur de la pensée, thèmes qui nous concernent tous. Dans la première partie, on sent le besoin de reconnaissance, d’amour, le regard d’autrui peuvent faire basculer un destin et quelle diatribe contre les médias et leur pouvoir de désinformation ou de destruction.
    En somme, un ouvrage brillant qui nous laisse un peu sonné, à la recherche du sens de cette oeuvre pleine d’ironie. Bravo à l’auteur pour ce premier roman magistral que je conseillerai Michèle
    Ayant découvert,presque à la fin du livre,le pourquoi du titre, j’ai envoyé à nos audiolecteurs le résumé suivant: Le tout de l’univers est il trop grand pour nous, pauvres humains? Y penser peut rendre fou comme Don QUICHOTTE. Simplement, une partie du tout devrait nous suffire, mais faudrait il pouvoir s’en contenter. D’un humour explosif, cette longue histoire de pères et de fils nous stupéfie. S’agit il d’un conte philosophique, d’une farce jubilatoire ou d’un roman d’aventures? Yves Blanchard.

  • sylvie dit :

    UNE PARTIE DU TOUT
    Surtout, ne vous laissez pas rebuter par la densité graphique de ce pavé ! La vigueur de sa verve éparpille le compact.
    Premier roman donc, et conformément à ce que les « experts en littérature » affirment sur l’effet premier roman, Toltz y a tout mis de ce qu’il avait à dire (et ce bourlingueur de vies, à 40 ans passés, a de quoi), même s’il sait que ce n’est qu’ « une partie du tout ».
    Tout de l’absurdité tragico-burlesque de la condition et de la bêtise humaines : hénaurme mais écrite et bâtie d’une façon magistralement inventive et décalée, cette épopée philosophique, d’une misanthropie au vitriol, déferle sur un ton d’auto-dérision jubilatoire, avec péripéties intérieures, situations déjantées, événements délirants, floppées de personnages hors normes magnifiquement campés, et dialogues au naplam. Mention spéciale au traducteur.
    (P.S.: Si toutefois vous commencez à vous lasser pdt la 5ème partie, PERSEVEREZ : peu après, plus rien n’est vraiment jamais comme avant.)

  • Catherine dit :

    Difficile de résumer un livre aussi foisonnant. De l’Australie, dont ils sont originaires, à Paris et jusqu’en Asie, nous suivons les péripéties de Jasper et de son père. Un sacré personnage, ce Martin ! Misanthrope dès son plus jeune âge, il est révolté par la société dans laquelle il vit et ne cesse d’élaborer des théories pour la changer, sans pour autant se remettre jamais en question lui-même.
    N’étant pas sans contradictions, il ne rêve que d’une chose : devenir aussi célèbre que son frère disparu (véritable héros en Australie) et autant admiré par ses congénères, ceux-là même qu’il méprise tant. D’où une série de projets tous plus loufoques les uns que les autres, mais qui échouent lamentablement.
    Dans ces conditions, comment un fils, élevé dans la méfiance des autres par un père mégalomane et aigri, qui lui pourrit la vie et lui fait honte parfois, peut-il se construire et s’épanouir ?

    On rit beaucoup à la lecture de cette épopée rocambolesque menée tambour battant, dont la verve à certains moments n’est pas sans rappeler celle de Woody Allen. Pourtant, et c’est ça qui est remarquable, derrière cette fantaisie, Steve Toltz aborde des sujets existentiels : la filiation, l’identité, le rapport aux autres, la mort, le sens de la vie.
    Une lecture à la fois jubilatoire et profonde.

  • BG dit :

    Sydney et non sidney ! ;)

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